Page ouverte d'un dictionnaire de français illustrant l'orthographe de la locution et cetera

Exetera ou et cetera : comment bien écrire etc.

Romains alesofcourses
Ecrit par Romain M

28 juillet 2026

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L’essentiel à retenir

  • On écrit et cetera (ou et cætera avec la ligature), abrégé etc. — la forme exetera n’existe dans aucun dictionnaire.
  • La faute vient de l’oreille : à l’oral, le « et » initial est avalé et transcrit en « ex », d’où exetera, excetera ou exétéra.
  • La bonne prononciation est èt-sé-té-ra, du latin et cetera qui signifie « et le reste, et les autres choses ».
  • L’abréviation etc. prend un seul point, jamais de points de suspension (« etc… ») et jamais « et etc. ».

Vous êtes en train de rédiger un mail, une liste ou un devoir, et au moment de conclure une énumération, un doute vous saisit : écrit-on exetera, etcetera ou et cetera ? Rassurez-vous, vous n’êtes vraiment pas seul. Chez Alès of Courses, on aime bien démêler ces petits nœuds de la langue française, ceux qui donnent l’impression d’être des évidences jusqu’au jour où l’on doit les écrire noir sur blanc. Et celui-ci est un cas d’école : une expression que tout le monde dit plusieurs fois par jour, mais que beaucoup n’ont jamais eu à écrire correctement.

Le verdict est simple et sans appel : la seule graphie correcte est et cetera, une locution latine que l’on abrège en etc. La forme exetera, elle, n’apparaît ni dans le Larousse, ni dans le Dictionnaire de l’Académie française. Mais alors, pourquoi tant de personnes l’écrivent-elles ainsi ? La réponse est passionnante, car elle tient à un tout petit décalage entre ce que l’on entend et ce que l’on croit entendre.

Dans ce guide, je vous donne la bonne orthographe une bonne fois pour toutes, je vous explique pourquoi la faute « exetera » est si tenace, comment prononcer l’expression sans écorcher les syllabes, et comment manier l’abréviation etc. comme un pro. Avec une petite astuce mémo à la fin pour ne plus jamais hésiter.

Exetera ou et cetera : quelle est la bonne orthographe ?

Dictionnaire ouvert montrant l'orthographe correcte d'et cetera

Commençons par le cœur du sujet, celui qui vous a amené ici. Entre exetera et et cetera, il n’y a pas match : une seule de ces formes est correcte, et ce n’est pas celle avec un « x ». Voyons précisément ce que valident les dictionnaires de référence, car sur une question d’orthographe, mieux vaut s’appuyer sur des sources solides que sur l’habitude.

La graphie correcte : « et cetera » et « et cætera »

La forme de base s’écrit en deux mots : et cetera. C’est une locution latine, empruntée telle quelle au latin médiéval, et le Larousse comme l’Académie française la donnent comme la référence. Vous croiserez aussi la variante et cætera, avec la fameuse ligature « æ » (le « a » et le « e » collés), héritée de l’ancienne graphie latine caetera. Les deux sont acceptées : « et cetera » et « et cætera » désignent exactement la même chose. Pour aller à la source, vous pouvez consulter la définition de « et cetera » dans le dictionnaire Larousse.

« etcetera » en un mot : toléré ou non ?

Beaucoup se demandent si l’on écrit et cetera ou etcetera, en un seul mot. La forme historique et la plus sûre reste celle en deux mots. On rencontre toutefois la graphie francisée etcétéra (soudée, avec accents), portée par l’esprit des rectifications orthographiques de 1990 qui cherchaient à naturaliser les emprunts. Mon conseil est simple : dans un texte soigné, un courrier officiel ou une copie, tenez-vous en à « et cetera » ou, mieux encore, à l’abréviation etc. que personne ne pourra vous reprocher. C’est le genre de réflexe qui s’installe tôt, dès l’apprentissage de la lecture et de l’écriture à l’entrée au CP.

« exetera » n’existe pas (et pourtant on l’écrit)

Soyons clairs : exetera est une faute d’orthographe, tout comme ses cousines excetera et exétéra. Aucune de ces formes n’a d’existence officielle dans les dictionnaires. Le « x » n’a jamais eu sa place dans cette expression, ni en latin, ni en français. Si vous l’avez écrit ainsi jusqu’à présent, pas de culpabilité : c’est l’une des fautes les plus répandues de la langue, et elle a une explication très logique, que je vous détaille juste en dessous.

Pourquoi tant de fautes ? Le piège phonétique d’« exetera »

Illustration de la confusion phonétique entre et et ex

Voici la partie que je préfère, parce qu’elle en dit long sur notre façon d’apprendre les mots. La faute exetera n’est pas une faute d’inattention : c’est une erreur d’oreille. Nous écrivons ce que nous croyons entendre, et l’oreille, parfois, nous joue des tours.

Le « et » qui se transforme en « ex »

Dans le débit rapide de la conversation, on avale le petit mot « et » qui ouvre l’expression. Le cerveau, qui déteste le flou, comble le vide : il entend un son proche du « ks » et le transcrit en « x ». C’est ainsi que et cetera [èt-sé-té-ra] se déforme en exetera [èk-sé-té-ra] à l’écrit. Le phénomène ressemble à ces mots qu’on apprend d’abord à l’oreille, comme lorsqu’on hésite sur l’orthographe et la prononciation d’un prénom entendu mais jamais lu. Le son précède l’écrit, et l’écrit finit par trahir le son.

Les autres fautes fréquentes : excetera, etcétéra, ect.

La cousine phonétique d’exetera est excetera, avec un « c » en plus, née de la même mécanique d’audition. On voit aussi passer exétéra, entièrement accentué comme un mot français, et l’inversion de lettres ect. à la place de etc. Le tableau ci-dessous fait le tri entre ce qui est correct et ce qui est fautif, à garder sous la main pour lever le doute en un coup d’œil.

Ce que vous écrivezStatutPourquoi
et cetera✅ CorrectLocution latine, en deux mots
et cætera✅ CorrectVariante avec la ligature « æ »
etc.✅ CorrectAbréviation officielle, un seul point
etcétéra🟡 ToléréForme francisée soudée, à réserver à l’informel
exetera❌ FauteLe « et » entendu comme « ex »
excetera❌ FauteMême erreur d’oreille, avec un « c » en trop
exétéra❌ FauteVariante accentuée de la même confusion
ect. / etc…❌ FauteLettres inversées ou points de suspension inutiles
Graphies correctes et fautes fréquentes autour d’« et cetera ».

Ce petit décalage entre le son et la graphie n’est pas anodin à l’ère des moteurs de recherche : taper exetera ou et cetera ne mène pas tout à fait aux mêmes résultats, et le poids des mots justes se mesure aussi en ligne, comme on l’explore dans notre décryptage de la micro influence et du champ sémantique. Bien écrire, c’est aussi être mieux compris, par les humains comme par les machines.

Bien prononcer et cetera, sans avaler les syllabes

Manuscrit latin ancien évoquant l'origine de la locution et cetera

Si la faute naît de l’oreille, c’est en soignant la prononciation qu’on la fait disparaître. Bonne nouvelle : bien dire et cetera, c’est déjà à moitié bien l’écrire. Il suffit de ne pas escamoter le début.

La prononciation correcte : èt-sé-té-ra

On prononce èt-sé-té-ra, soit quatre syllabes bien détachées : èt, , , ra. Le secret tient dans la première : articulez franchement le « t » du « et », comme dans la conjonction « et » de tous les jours. L’Académie française note d’ailleurs la prononciation « étsétéra ». Dès que le « t » est net, l’illusion du « x » s’évanouit et l’envie d’écrire « exetera » avec.

Dites-le comme il s’écrit : « èt », comme la conjonction « et ». Un « t » bien prononcé, et le « x » d’exetera disparaît de lui-même.

L’origine latine qui éclaire tout

Et cetera nous vient tout droit du latin, où l’expression signifie littéralement « et les autres choses », autrement dit « et le reste, et ainsi de suite ». Le mot cetera est le pluriel neutre de ceterus, « le reste ». Quand on garde en tête cette origine, l’orthographe devient logique : il y a bien le petit mot « et » au départ (la conjonction, exactement comme en français), suivi de cetera. Aucune trace de « x » là-dedans. C’est une expression que l’on emploie encore telle quelle, comme un bel héritage de la langue de Cicéron passé intact dans notre quotidien. Selon l’Académie, cet usage remonte au XVᵉ siècle : autant dire que l’expression a largement fait ses preuves.

Vous pouvez vérifier tous ces éléments à la source, dans l’entrée « et cetera » du Dictionnaire de l’Académie française, qui détaille l’étymologie, le sens et l’abréviation. C’est le réflexe que j’aurais aussi pour n’importe quelle expression héritée d’ailleurs, un peu comme on remonte le fil d’une tradition pour la comprendre, à la manière de notre voyage dans la culture japonaise et ses traditions : connaître l’origine, c’est ne plus se tromper.

Utiliser « etc. » comme un pro : la règle de l’abréviation

Main écrivant l'abréviation etc. dans un carnet

Dans la vraie vie, on écrit rarement et cetera en toutes lettres : on utilise l’abréviation etc. Mais cette petite abréviation cache quelques règles de ponctuation que beaucoup ignorent. Les voici, simples et définitives.

Un seul point, jamais de points de suspension

L’abréviation etc. se termine par un seul point, celui de l’abréviation. Écrire « etc… » avec des points de suspension est une erreur classique : ce serait un pléonasme, car etc. veut déjà dire « et la suite ». Les points de suspension et l’abréviation expriment la même idée d’inachevé ; on ne double pas la mise. De même, on n’écrit jamais « etc. etc. etc. » à la chaîne : à la rigueur un « etc., etc. » redoublé pour insister, et c’est tout.

Virgule avant, minuscule, pas de « et etc. »

Dans une énumération, on place une virgule juste avant etc. (« des pommes, des poires, des cerises, etc. »). On l’écrit en minuscule, sauf en tout début de phrase. Et surtout, on ne dit jamais « et etc. » : le « et » est déjà contenu dans l’abréviation, l’ajouter reviendrait à dire « et et le reste ». Ce sont les mêmes petits réflexes de rigueur que pour d’autres notations du quotidien, comme lorsqu’on apprend à ne plus confondre les repères dans notre guide sur la signification de am et pm.

Quand vaut-il mieux éviter « etc. »

L’abréviation est pratique, mais elle a ses limites. Voici les cas où mieux vaut s’en passer :

  1. Pour énumérer des personnes : on évite « Paul, Marie, etc. », qui donne l’impression de les reléguer au « reste ». On préfère « et d’autres » ou « et leurs proches ».
  2. Après « notamment », « par exemple » ou « comme » : ces mots annoncent déjà une liste ouverte, ajouter etc. fait doublon.
  3. Dans un texte très soigné ou littéraire, où l’on préférera parfois écrire « et ainsi de suite » en toutes lettres.
  4. Quand la liste ne compte qu’un seul élément avant l’abréviation : un « etc. » n’a de sens qu’après au moins deux exemples.

💡 Astuce mémo — Le mot commence par la conjonction « et », celle qu’on écrit dix fois par jour. Si vous pouvez remplacer le début par « et » tout seul, c’est et cetera ; si vous êtes tenté par « ex », c’est que l’oreille vous piège. Pensez ET, jamais EX.

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FAQ : et cetera, exetera et l’abréviation etc.

Comment on écrit « exetera » ?

On ne l’écrit pas « exetera » : cette forme est une faute. La bonne orthographe est et cetera, en deux mots, ou son abréviation etc. La variante et cætera avec la ligature « æ » est également correcte.

Pourquoi voit-on si souvent la faute « exetera » ?

Parce que c’est une erreur d’oreille. À l’oral, le « et » initial est avalé et le cerveau le transcrit en « ex ». On écrit alors « exetera » ou « excetera » en croyant reproduire ce qu’on a entendu, alors qu’il faut prononcer èt-sé-té-ra.

Écrit-on « et cetera » ou « etcetera » ?

La forme de référence s’écrit en deux mots : et cetera. La graphie soudée et francisée « etcétéra » existe mais reste réservée à l’informel. Dans un texte soigné, préférez et cetera ou l’abréviation etc.

Comment prononcer « et cetera » ?

On prononce èt-sé-té-ra, en articulant bien le « t » du « et » au début, exactement comme la conjonction « et ». C’est cette articulation nette qui évite la confusion avec « exetera ».

Écrit-on « etc… » avec des points de suspension ?

Non. L’abréviation etc. prend un seul point. Ajouter des points de suspension (« etc… ») est un pléonasme, car etc. signifie déjà « et la suite ». On n’écrit pas non plus « et etc. », le « et » étant déjà inclus.

Romains alesofcourses

Je m'appelle Romain, j’ai 34 ans et je suis passionné par tout ce qui fait vibrer les territoires : leurs gens, leur culture, leurs savoir-faire, leur quotidien.
Installé dans le sud de la France, j’ai eu envie de redonner vie au site Alesofcourses.fr pour en faire un blog local et engagé, au service d’une ville et d’une région qui méritent d’être mises en lumière.
À travers Alès of Courses, je partage ce qui m’anime : les bons plans du coin, les artisans inspirants, les projets locaux, le terroir, la nature, la culture, et la vie quotidienne en Occitanie.
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