L’essentiel à retenir
- Christophe Rivenq est le maire d’Alès depuis mars 2025, où il a succédé à Max Roustan, puis a été confirmé par les municipales de mars 2026.
- Son parti politique est Les Républicains (LR) : il préside la fédération LR du Gard et se situe clairement à droite.
- Il est aussi président d’Alès Agglomération depuis juillet 2020, une intercommunalité de plus de 70 communes.
- Longtemps bras droit de Max Roustan (depuis 1992), il défend un cap de continuité : transformer Alès tout en gardant une « ville à taille humaine ».
Si vous êtes du coin, vous connaissez forcément son nom, croisé sur une affiche ou en tête d’un article de presse locale. Mais qui est vraiment Christophe Rivenq, ce Gardois devenu la figure centrale de la vie politique alésienne ? Chez Alès of Courses, on a voulu poser le portrait à plat, sans caricature ni parti pris : d’où il vient, quel est son parti politique, quelles fonctions il exerce et ce qu’il porte comme priorités pour la ville.
Son parcours a quelque chose de singulier : pendant près de trente ans, il a été l’homme de l’ombre, celui qui fait tourner la machine sans jamais se mettre en avant. Puis, en quelques années, il est passé des coulisses au premier plan, jusqu’à devenir maire d’Alès et président de l’agglomération. On vous explique tout, à partir de faits publics et sourcés.
Christophe Rivenq : qui est le maire d’Alès ?

Avant d’être un élu, Christophe Rivenq a d’abord été un haut fonctionnaire territorial. C’est même ce qui rend son parcours atypique : rares sont les maires qui connaissent aussi bien la « cuisine » interne d’une collectivité avant d’en prendre les rênes. Pour comprendre le personnage, il faut remonter le fil de sa carrière, entièrement liée à Alès et à son territoire, dont vous retrouverez les contours dans notre article sur le code postal d’Alès.
Origines et formation
Christophe Rivenq est né le 20 juillet 1966 à Freudenstadt, en Allemagne. Il a donc 60 ans en 2026. Rien ne le prédestinait particulièrement à la politique : c’est à Montpellier qu’il fait ses études, avec un diplôme de physique fondamentale. Un profil scientifique, loin des cursus de sciences politiques que l’on imagine souvent chez les élus. C’est un premier trait de caractère : l’homme est réputé rigoureux, attaché aux dossiers plus qu’aux grands discours.
L’homme de confiance de Max Roustan
Tout se joue en juillet 1992, quand il s’installe à Alès pour devenir collaborateur de Max Roustan. Il ne le quittera plus. Quand Roustan est élu député du Gard en 1993, Rivenq devient son attaché parlementaire. Quand Roustan devient maire d’Alès en 1995, il en fait son directeur de cabinet, un poste qu’il occupera jusqu’en 2020. Autrement dit, pendant un quart de siècle, il a été l’architecte discret de la politique alésienne, celui qui traduit les intentions en décisions concrètes.
De la technostructure au mandat électif
À partir de 2013, il ajoute une casquette : celle de directeur général des services (DGS), d’abord d’Alès Agglomération puis de la Ville d’Alès. Le DGS, c’est un peu le chef d’orchestre de l’administration locale. Ce n’est qu’en 2020 qu’il franchit le pas de la politique visible, en devenant conseiller élu puis premier adjoint. Un basculement des coulisses vers la scène, préparé de longue date. Voici, résumé, ce parcours en quelques dates clés :
| Période | Fonction |
|---|---|
| 1992 | Arrivée à Alès, collaborateur de Max Roustan |
| 1993 – 1995 | Attaché parlementaire (Roustan député du Gard) |
| 1995 – 2020 | Directeur de cabinet du maire d’Alès |
| 2013 – 2020 | Directeur général des services (Agglo puis Ville) |
| 2020 | Élu, premier adjoint et président d’Alès Agglomération |
| Mars 2025 | Maire d’Alès (succession de Max Roustan) |
| Mars 2026 | Réélu maire aux élections municipales |
Christophe Rivenq : quel parti politique ?

C’est l’une des questions les plus tapées sur les moteurs de recherche : Christophe Rivenq, quel parti politique ? La réponse est claire et publique. Il est encarté à droite, aux Républicains (LR), avec une fidélité partisane qui remonte à ses années de jeunesse militante.
Un ancrage à droite, de longue date
Son itinéraire partisan épouse celui de la droite républicaine française. Il est passé par les grandes formations successives de ce camp politique :
- le RPR (Rassemblement pour la République), la formation gaulliste historique ;
- puis l’UMP (Union pour un mouvement populaire), née en 2002 ;
- et enfin Les Républicains (LR), nom pris par ce même parti à partir de 2015.
Pour situer les choses simplement : à la question « Christophe Rivenq, droite ou gauche ? », la réponse est sans ambiguïté la droite. C’est un parcours cohérent, sans virage idéologique spectaculaire, qui explique aussi la confiance que lui a accordée Max Roustan, lui-même longtemps figure de cette famille politique.
Fédération LR du Gard et étiquette « divers droite »
Au-delà d’Alès, Christophe Rivenq pèse aussi à l’échelle départementale : il préside la fédération des Républicains du Gard, ce qui fait de lui un poids lourd de la droite locale. Une nuance mérite toutefois d’être expliquée, car elle sème parfois la confusion. Aux municipales, sa liste a été classée par l’administration en « divers droite », et non estampillée LR. Rien de contradictoire : dans les communes, les listes locales rassemblent souvent des sensibilités variées autour d’un projet de territoire, sans se réduire à une seule étiquette nationale.
💡 À retenir — « Divers droite » n’est pas un parti, mais une catégorie de classement des listes par la préfecture. L’appartenance politique de fond de Christophe Rivenq, elle, reste bien Les Républicains.
Maire d’Alès et président d’Alès Agglomération

Christophe Rivenq cumule aujourd’hui les deux fonctions clés du territoire : la mairie d’Alès et la présidence de l’intercommunalité. Deux échelles complémentaires, deux calendriers électoraux, mais une même logique de continuité.
Devenir maire d’Alès en mars 2025
Le passage de relais était écrit depuis longtemps. Dès sa réélection de 2020, Max Roustan — maire depuis 1995, soit trente ans de mandat — avait annoncé qu’il désignerait son successeur. Le 15 mars 2025, le conseil municipal a donc élu Christophe Rivenq maire d’Alès, dès le premier tour, avec 36 voix (deux bulletins blancs, quatre abstentions). Fait notable : Max Roustan est resté à ses côtés comme premier adjoint, symbole d’une transition en douceur plutôt que d’une rupture.
La confirmation par les municipales 2026
Restait l’épreuve du suffrage universel. Aux élections municipales de mars 2026, Christophe Rivenq a obtenu la confiance des Alésiens dans les urnes. Les grandes lignes du scrutin, rapportées par la presse locale et le magazine municipal :
- au premier tour, sa liste « Alès » arrive en tête avec 32,61 % des voix ;
- au second tour, le 22 mars 2026, elle l’emporte avec 55,54 % ;
- face à la liste d’Anthony Bordarier (Rassemblement national), un « front républicain » s’étant constitué dans l’entre-deux-tours.
Vous pouvez retrouver le détail de ce scrutin dans l’annonce officielle publiée par la Ville d’Alès. Une victoire nette, qui a scellé sa légitimité démocratique après l’élection au conseil municipal de 2025.
Élu par ses pairs en 2025 puis par les urnes en 2026, Christophe Rivenq incarne la continuité : le même cap qu’avec Max Roustan, mais désormais sous sa propre responsabilité.
À la tête d’Alès Agglomération
L’autre versant de son pouvoir est intercommunal. Christophe Rivenq préside Alès Agglomération depuis le 15 juillet 2020, une communauté qui fédère plus de 70 communes des Cévennes et de la vallée. Il a été largement réélu à cette présidence fin mars 2026, dans la foulée des municipales. Cette double casquette est stratégique : beaucoup de compétences du quotidien (transports, déchets, développement économique) se jouent à l’échelle de l’agglo, qui regroupe des communes comme Méjannes-lès-Alès ou La Grand-Combe.
Le programme et les priorités pour Alès

Un maire, ce n’est pas qu’une trajectoire : c’est aussi un cap. Le fil conducteur affiché par Christophe Rivenq tient en un mot, la continuité. Il revendique de poursuivre la transformation d’Alès engagée sous Max Roustan, tout en gardant, selon sa formule, une « ville à taille humaine » : pas question, dit-il, de courir après un statut de métropole.
Poursuivre la transformation, à taille humaine
Sur le fond, plusieurs chantiers structurants reviennent régulièrement dans ses priorités publiques :
- de nouveaux équipements sportifs (dont des halles de sport et un terrain synthétique) ;
- la rénovation d’écoles et une nouvelle cantine scolaire ;
- la modernisation de la collecte des déchets ;
- la poursuite des États généraux du cœur de ville pour redynamiser le centre ;
- la rénovation de la médiathèque Alphonse-Daudet et une maison de la justice et du droit.
Le tout, promet-il, sans hausse de la fiscalité locale malgré un contexte budgétaire tendu pour les collectivités. Un équilibre revendiqué entre investissement et maîtrise des dépenses. Sa philosophie : préserver les services publics de proximité — écoles, sécurité, entretien des rues, offre culturelle — plutôt que de viser la croissance à tout prix. Cette attention à la vie de quartier passe aussi par des rendez-vous du quotidien, comme le marché d’Alès, qui reste un poumon du centre-ville.
Investir pour transformer la ville sans alourdir les impôts, tout en la gardant à taille humaine : voilà, en une phrase, la ligne affichée du maire d’Alès.
Le cadre légal des indemnités d’un maire
Une question revient souvent : combien gagne un maire comme Christophe Rivenq ? Par souci d’honnêteté, on ne vous servira pas de chiffre précis inventé : la rémunération d’un élu n’est pas un « salaire » libre, mais une indemnité de fonction encadrée par la loi. Son montant dépend d’un barème officiel, fixé selon la taille de la commune et voté par le conseil municipal, comme le détaille le portail public Vie-publique.fr. Pour comprendre ce mécanisme en détail, nous l’avons décrypté dans notre article dédié au salaire d’un maire.
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Voir toute notre actualité localeFAQ : Christophe Rivenq en questions
Quel est le parti politique de Christophe Rivenq ?
Christophe Rivenq est membre des Républicains (LR). Son parcours partisan suit celui de la droite française : RPR, puis UMP, puis LR. Il préside par ailleurs la fédération des Républicains du Gard.
Christophe Rivenq est-il de droite ou de gauche ?
Il se situe clairement à droite de l’échiquier politique. Aux municipales, sa liste a été classée « divers droite » par l’administration, mais son appartenance de fond reste Les Républicains.
Quel âge a Christophe Rivenq et où est-il né ?
Il est né le 20 juillet 1966 à Freudenstadt, en Allemagne, et a donc 60 ans en 2026. Il a fait ses études à Montpellier, où il a obtenu un diplôme de physique fondamentale.
Depuis quand Christophe Rivenq est-il maire d’Alès ?
Il est maire d’Alès depuis le 15 mars 2025, date à laquelle le conseil municipal l’a élu pour succéder à Max Roustan. Il a ensuite été confirmé par les élections municipales de mars 2026.
Quel était le métier de Christophe Rivenq avant d’être maire ?
Il était haut fonctionnaire territorial : directeur de cabinet du maire d’Alès (1995-2020), puis directeur général des services de l’agglomération et de la ville (2013-2020). Un profil de gestionnaire avant la politique.
Christophe Rivenq est-il aussi président d’Alès Agglomération ?
Oui. Il préside Alès Agglomération depuis juillet 2020 et a été réélu à cette fonction en mars 2026. Cette intercommunalité regroupe plus de 70 communes du bassin alésien et des Cévennes.