L’essentiel à retenir
- À l’issue des élections municipales 2026, Christophe Rivenq, maire sortant classé divers droite, a été réélu maire d’Alès au second tour, le 22 mars 2026.
- Sa liste « Alès » l’a emporté avec 55,54 % des suffrages exprimés, face à la liste du Rassemblement national conduite par Anthony Bordarier (44,46 %).
- Le premier tour, le 15 mars 2026, avait vu s’affronter cinq listes ; trois d’entre elles se sont retirées avant le second tour dans une logique de front républicain.
- Le nouveau conseil municipal a été installé le 28 mars 2026, date à laquelle Christophe Rivenq a été officiellement élu maire par ses pairs pour le mandat 2026-2032.
Il y a des dimanches qui comptent plus que d’autres dans la vie d’une ville. À Alès, les élections municipales 2026 faisaient partie de ceux-là. Deux tours, cinq listes au départ, un duel serré dans la dernière ligne droite : la capitale des Cévennes a vécu une campagne animée. Et beaucoup, dans le coin, m’ont posé la même question : « Alors, qui a gagné, finalement ? »
Chez Alès of Courses, on aime les choses claires et vérifiées. On a donc repris le fil, du premier tour jusqu’à l’installation du conseil, en s’appuyant uniquement sur les sources officielles et la presse locale. Qui a été élu, avec quel résultat, et surtout ce que cela change pour la mairie d’Alès et son agglomération : voici le point complet, factuel et sans parti pris.
Le résultat des élections municipales à Alès en bref

Commençons par l’essentiel, celui que tout le monde cherche en premier. Pas de suspense inutile : le verdict des urnes est net.
Christophe Rivenq réélu à la tête d’Alès
Le résultat de l’élection à Alès ne laisse guère de place au doute : Christophe Rivenq conserve son fauteuil de maire. Sa liste, baptisée « Alès » et étiquetée divers droite, a recueilli 55,54 % des suffrages exprimés au second tour du 22 mars 2026, soit un écart de plus de onze points sur son adversaire. Déjà à la tête de la ville avant le scrutin, il s’inscrit dans la continuité de l’ère Max Roustan, qui a longtemps marqué la vie politique alésienne. Cette réélection lui donne la légitimité des urnes pour poursuivre les projets engagés.
Un duel de second tour face au Rassemblement national
En face, la liste « Rassemblés pour Alès » conduite par Anthony Bordarier, pour le Rassemblement national, réunit 44,46 % des voix. Un score loin d’être anecdotique, qui confirme l’ancrage du RN dans le paysage local et fait de ce second tour un véritable duel. Le scrutin alésien s’est ainsi joué, comme dans d’autres villes de taille comparable, sur un affrontement direct entre la majorité sortante et l’extrême droite ; le report des voix des listes éliminées au premier tour a pesé lourd dans la balance finale.
Pour s’y retrouver, rien de tel qu’un rappel chronologique. Le scrutin alésien s’est déroulé en deux tours, suivant le calendrier national des municipales, avant l’installation officielle des élus :
- Dimanche 15 mars 2026 : premier tour, cinq listes en présence, aucune majorité absolue dégagée ;
- Dimanche 22 mars 2026 : second tour, victoire de la liste de Christophe Rivenq avec 55,54 % ;
- Samedi 28 mars 2026 : installation du nouveau conseil municipal et élection du maire par les conseillers.
Le déroulé du scrutin, tour par tour

Derrière un résultat net se cache souvent une campagne bien plus disputée. À Alès, l’écart du second tour ne doit pas faire oublier un premier tour très ouvert. Reprenons le film dans l’ordre.
Premier tour : cinq listes et un électorat partagé
Le 15 mars 2026, cinq listes se présentaient aux Alésiens, signe d’une offre politique riche mais aussi d’un électorat divisé. Christophe Rivenq arrivait en tête, mais sans majorité écrasante, ce qui rendait un second tour inévitable. Voici les résultats du premier tour tels que rapportés par les sources officielles et la presse locale :
| Liste / tête de liste | Étiquette | Premier tour |
|---|---|---|
| Christophe Rivenq — « Alès » | Divers droite | 32,61 % |
| Anthony Bordarier — « Rassemblés pour Alès » | Rassemblement national | 26,44 % |
| Paul Planque | Liste concurrente | 15,06 % |
| Marc Infantes | Liste concurrente | 13,62 % |
| Basile Imbert | Liste concurrente | 10,79 % |
Retraits et front républicain entre les deux tours
C’est souvent l’entre-deux-tours qui décide d’une élection. Face à la qualification du Rassemblement national, plusieurs listes de premier tour ont choisi de se retirer plutôt que de se maintenir, dans une logique de front républicain largement commentée dans la presse. Ces désistements ont resserré le choix des électeurs et libéré un réservoir de voix important. La question n’était dès lors plus de savoir qui serait présent au second tour, mais comment se reporteraient les suffrages des candidats éliminés.
À Alès comme ailleurs, l’entre-deux-tours a rappelé une règle simple des municipales : une élection ne se gagne pas seulement au premier tour, elle se joue aussi dans les alliances qui suivent.
Second tour : une victoire nette
Le 22 mars 2026, le second tour a tranché. Porté par un large report de voix, Christophe Rivenq l’emporte avec 55,54 % des suffrages, contre 44,46 % pour Anthony Bordarier. L’avance représente plus de 1 300 voix, un écart confortable. Comme partout en France, le résultat définitif a été validé par les services de la préfecture, avant l’installation du conseil.
Ce que ce résultat change pour la mairie et l’agglo

Une élection municipale, ce n’est pas seulement le nom d’un maire sur une affiche : c’est une assemblée qui se recompose et un exécutif qui se met en place. Voyons ce que le scrutin change concrètement dans les rouages locaux.
Un conseil municipal recomposé
Le mode de scrutin des villes de la taille d’Alès garantit une prime majoritaire à la liste arrivée en tête, tout en laissant une place à l’opposition. Selon la répartition rapportée, la liste de Christophe Rivenq obtient 34 sièges au conseil municipal, contre 9 pour la liste d’Anthony Bordarier. La majorité conserve donc les coudées franches pour gouverner, avec une opposition RN désormais bien installée dans l’hémicycle. C’est cette assemblée qui votera le budget et les grands projets pendant six ans.
Des sièges aussi à l’agglomération
À Alès, voter aux municipales, c’est aussi désigner une partie des élus qui siégeront à Alès Agglomération, la communauté d’agglomération qui réunit les communes du bassin. La liste victorieuse y envoie 22 conseillers communautaires, contre 6 pour l’opposition. Le résultat alésien pèse donc bien au-delà des limites de la ville : il influence la gouvernance de tout un territoire, de la plaine jusqu’aux vallées cévenoles. On a d’ailleurs détaillé ce territoire d’Alès et son code postal, et présenté plusieurs communes membres comme Méjannes-lès-Alès ou Saint-Hilaire-de-Brethmas.
L’installation du conseil et l’élection du maire
Beaucoup l’ignorent, mais le maire n’est pas élu directement par les habitants : il l’est par le conseil municipal, lors d’une séance d’installation. À Alès, celle-ci s’est tenue le 28 mars 2026. Réunis pour la première fois, les nouveaux conseillers ont élu Christophe Rivenq maire, confirmant le choix sorti des urnes. C’est aussi lors de cette séance que sont désignés les adjoints et fixées les premières délégations : un rituel qui marque, symboliquement, le vrai début du mandat.
💡 Astuce — Pour retrouver la composition à jour du conseil municipal, la liste des adjoints et les délégations de chacun, le plus fiable reste le site officiel de la ville, ales.fr, régulièrement mis à jour après chaque séance.
Comprendre les municipales : mode d’emploi

Le scrutin alésien est aussi l’occasion de revenir sur des règles qu’on croit connaître. Comment fonctionne, au juste, une élection municipale dans une ville comme Alès ?
Comment fonctionne une élection municipale ?
Dans les communes de plus de 1 000 habitants, on vote pour une liste complète, et non pour des candidats isolés : c’est le scrutin de liste à deux tours. Quelques repères utiles pour bien comprendre :
- une liste qui obtient la majorité absolue dès le premier tour est élue directement ;
- à défaut, un second tour est organisé la semaine suivante entre les listes ayant dépassé un certain seuil de voix ;
- la liste arrivée en tête au second tour touche une prime majoritaire (une part des sièges), le reste étant réparti à la proportionnelle ;
- ce sont ensuite les conseillers élus qui désignent le maire et ses adjoints.
Ce mécanisme explique pourquoi une liste peut gouverner confortablement tout en laissant siéger l’opposition : c’est le cas à Alès. Si le rôle des élus vous intrigue, on a d’ailleurs expliqué combien gagne un maire et un élu local, indemnités à l’appui.
Participation et suite du mandat
Comme lors de beaucoup de scrutins locaux récents, la participation à Alès est restée en retrait : autour de la moitié des inscrits se sont déplacés, un niveau qui invite à la prudence sur les commentaires, triomphants comme catastrophistes. L’abstention demeure le grand défi démocratique des élections municipales. Pour la suite, le nouveau mandat 2026-2032 court sur six ans : c’est le temps dont dispose l’équipe élue pour tenir ses engagements, du logement aux déchets en passant par le commerce de centre-ville. On y reviendra, projet par projet, dans nos prochains articles. Et si la vie des communes voisines vous intéresse, on trouve à quelques kilomètres d’Alès des villes de caractère comme La Grand-Combe.
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Découvrir nos articles d’actualité localeFAQ : vos questions sur les élections municipales à Alès
Qui a gagné les élections municipales à Alès en 2026 ?
Christophe Rivenq, maire sortant classé divers droite, a remporté les élections municipales 2026 à Alès. Sa liste « Alès » l’a emporté au second tour, le 22 mars 2026, avec 55,54 % des suffrages exprimés, face à la liste du Rassemblement national conduite par Anthony Bordarier (44,46 %).
Quel a été le résultat du second tour à Alès ?
Au second tour, la liste de Christophe Rivenq a obtenu 55,54 % des voix, contre 44,46 % pour celle d’Anthony Bordarier (RN), soit un écart de plus de onze points et une avance de plus de 1 300 voix. Ce résultat a été validé par les services de la préfecture.
Combien de listes se présentaient au premier tour ?
Cinq listes étaient en présence au premier tour, le 15 mars 2026 : celles de Christophe Rivenq (32,61 %), Anthony Bordarier (26,44 %), Paul Planque (15,06 %), Marc Infantes (13,62 %) et Basile Imbert (10,79 %). Aucune n’ayant obtenu la majorité absolue, un second tour a été organisé.
Quand le nouveau maire a-t-il été officiellement élu ?
Le nouveau conseil municipal a été installé le 28 mars 2026. C’est lors de cette séance que Christophe Rivenq a été officiellement élu maire par les conseillers, avant la désignation des adjoints. En France, le maire est toujours élu par le conseil municipal, et non directement par les habitants.
Combien de sièges la majorité a-t-elle au conseil municipal d’Alès ?
D’après la répartition rapportée, la liste de Christophe Rivenq dispose de 34 sièges au conseil municipal et l’opposition RN de 9 sièges. La majorité envoie par ailleurs 22 conseillers à Alès Agglomération, contre 6 pour l’opposition. Le mandat court sur six ans, jusqu’en 2032.
Sources officielles et presse : le résultat détaillé du scrutin est disponible sur le site municipal Le Mag d’Alès et dans le compte rendu de France 3 Occitanie.