L’essentiel à retenir
- La ville d’Alès est en zone police nationale (le commissariat), tandis que les communes autour (Anduze, Saint-Jean-du-Gard, Salindres, La Grand-Combe, Saint-Christol-lès-Alès…) relèvent de la gendarmerie.
- En cas d’urgence, on appelle le 17 (police secours), le 112 (numéro européen) ou le 114 par SMS pour les personnes sourdes et malentendantes ; 18 pour les pompiers, 15 pour le SAMU.
- Pour une démarche : la plainte vise à poursuivre un auteur, la main courante sert seulement à dater un fait. La pré-plainte en ligne fait gagner du temps quand l’auteur est inconnu.
- Pour l’adresse, le téléphone et les horaires exacts, passez toujours par ales.fr et les sites officiels, et méfiez-vous des faux appels « police » ou « gendarmerie ».
Quand on tape « commissariat Alès » dans Google, c’est rarement par curiosité : on a besoin d’un renseignement, on veut signaler quelque chose, ou on cherche simplement à qui s’adresser après un souci. Chez Alès of Courses, on aime prendre ces sujets un peu administratifs et vous les expliquer clairement, comme on renseignerait un voisin sur le pas de la porte. Parce qu’entre police nationale, gendarmerie et police municipale, il est facile de s’y perdre.
Dans ce guide, je vous explique qui fait quoi sur notre territoire, quel numéro composer selon la situation, comment déposer plainte ou faire une pré-plainte en ligne, et comment repérer les arnaques qui usurpent l’uniforme. Une règle d’or avant de commencer : pour les coordonnées précises d’un service (adresse, téléphone, horaires), on se fie uniquement aux sources officielles, jamais à un numéro trouvé au hasard.
Police, gendarmerie, police municipale : qui fait quoi à Alès ?

Première source de confusion : on parle des « forces de l’ordre » comme d’un bloc unique, alors qu’à Alès trois services distincts se partagent le terrain. Comprendre leur périmètre, c’est déjà savoir vers qui se tourner. Le partage repose sur un critère géographique simple, hérité de l’histoire française : la police tient les zones urbaines, la gendarmerie couvre les zones rurales et périurbaines.
Le commissariat de police nationale d’Alès
Avec ses quelque 40 000 habitants, Alès est une ville « en zone police », c’est-à-dire placée sous la responsabilité de la police nationale. Le commissariat d’Alès est donc l’interlocuteur pour les faits qui se produisent dans le périmètre urbain de la commune : vols, cambriolages, agressions, différends, dépôts de plainte. Il fonctionne avec un accueil du public et un service de police secours joignable en permanence via le 17. C’est aussi lui qui intervient quand la situation locale se tend, comme lors de l’interpellation de mineurs en flagrant délit de cambriolage à Alès.
La gendarmerie autour d’Alès
Dès qu’on sort de la ville-centre, on entre le plus souvent en zone gendarmerie. Les communes des Cévennes et du piémont — Anduze, Saint-Jean-du-Gard, Salindres, La Grand-Combe, Génolhac, Saint-Martin-de-Valgalgues, Vézénobres ou encore Saint-Christol-lès-Alès — dépendent de brigades de gendarmerie réparties sur le territoire. Si vous habitez l’un de ces villages, c’est la brigade dont vous relevez qui prend votre plainte, pas le commissariat d’Alès. En pratique, les deux institutions travaillent main dans la main, et une plainte déposée « au mauvais endroit » n’est jamais refusée : elle est transmise au service compétent.
La police municipale, à ne pas confondre
Beaucoup de gens cherchent un « commissariat municipal » : l’expression n’existe pas vraiment. Il s’agit en réalité de la police municipale, un service de la mairie d’Alès. Son rôle n’est pas de recevoir des plaintes mais de veiller à la tranquillité publique : stationnement, respect des arrêtés du maire, présence de proximité, vidéoprotection, médiation du quotidien. Pour une plainte pénale, on s’adresse à la police nationale ou à la gendarmerie ; pour une nuisance de voisinage ou un problème de stationnement, la police municipale est souvent le bon premier contact. C’est un peu comme distinguer le garde champêtre d’antan et l’enquêteur : deux métiers utiles, deux missions différentes.
| Service | Zone | À qui s’adresser pour… |
|---|---|---|
| Police nationale (commissariat) | Ville d’Alès | Plainte, cambriolage, agression, urgence via le 17 |
| Gendarmerie (brigades) | Communes autour d’Alès | Mêmes faits, mais en zone rurale et périurbaine |
| Police municipale | Territoire communal | Tranquillité publique, stationnement, arrêtés du maire |
Urgence à Alès : quel numéro appeler et quand

En cas d’urgence, on n’a ni le temps ni l’envie de chercher un numéro à dix chiffres. La bonne nouvelle, c’est que les numéros d’urgence sont courts, gratuits, valables partout en France et joignables 24 heures sur 24. Les connaître par cœur, c’est le réflexe le plus utile de tout cet article.
Les numéros à connaître : 17, 112, 114 et les autres
Voici les seuls numéros qu’il faut retenir. Ils vous mettent en relation avec le bon service, que vous soyez à Alès ou dans un hameau des Cévennes :
- 17 — Police secours : pour une agression, un cambriolage en cours, un danger immédiat pour les personnes ou les biens.
- 112 — Le numéro d’urgence européen, à composer aussi depuis un mobile étranger ou quand vous ne savez pas quel service appeler.
- 114 — Le numéro d’urgence par SMS, dédié aux personnes sourdes et malentendantes (ou quand on ne peut pas parler).
- 18 — Les pompiers, pour un incendie, un accident ou un secours à personne.
- 15 — Le SAMU, pour une urgence médicale ou un conseil médical urgent.
Face à un danger immédiat, on ne cherche pas le numéro direct d’un service : on compose le 17 ou le 112, et on laisse l’opérateur orienter les secours vers le bon endroit.
Où trouver les coordonnées officielles du commissariat et des gendarmeries
Pour tout ce qui n’est pas une urgence — prendre rendez-vous, poser une question, connaître les horaires d’accueil —, il vous faut l’adresse et le téléphone à jour du bon service. Et là, je vous invite à la prudence : les annuaires en ligne recopient parfois des informations périmées. Le plus sûr est de consulter la page sécurité, police et gendarmerie du site officiel de la ville d’Alès, qui recense les coordonnées vérifiées du commissariat, de la police municipale et des brigades de gendarmerie du secteur. Si vous cherchez plutôt où poser vos valises sereinement dans la ville, notre guide des quartiers où l’on se sent bien à Alès complète le sujet.
💡 Astuce — Enregistrez dès maintenant le 17, le 15 et le 112 dans vos contacts, et montrez le 114 par SMS à vos proches sourds ou malentendants : le jour où vous en aurez besoin, vous n’aurez pas à réfléchir.
Déposer plainte, pré-plainte en ligne ou main courante

C’est sans doute la partie qui vous amène ici. Après un vol, une dégradation ou un litige, on ne sait pas toujours quelle démarche entamer. Or plainte, main courante et pré-plainte en ligne ne servent pas du tout la même chose, et les confondre peut vous faire perdre un temps précieux.
Plainte, main courante : quelle différence ?
La plainte a un but clair : déclencher des poursuites contre l’auteur d’une infraction. Elle est transmise au procureur de la République, qui décide des suites. À l’inverse, la main courante ne lance aucune procédure : elle sert seulement à faire consigner officiellement un fait et sa date (un départ du domicile, un différend, une menace verbale), au cas où cela servirait plus tard. Point important : un dépôt de plainte ne peut jamais vous être refusé, même hors de votre commune de résidence. Comme le rappelle la fiche officielle sur le dépôt de plainte de service-public.fr, vous pouvez porter plainte dans n’importe quel commissariat ou brigade de gendarmerie.
La main courante date un fait sans poursuivre personne ; la plainte, elle, vise à faire condamner un auteur. Choisir la bonne, c’est déjà défendre ses droits.
La pré-plainte en ligne, pour gagner du temps
Depuis plusieurs années, un dispositif national permet de préparer sa plainte sur Internet : la pré-plainte en ligne, sur le site officiel pré-plainte-en-ligne.gouv.fr. Elle ne remplace pas le passage au commissariat ou à la gendarmerie, mais elle prépare le terrain et raccourcit l’attente au guichet. Attention à ne pas la confondre avec la main courante : ce sont deux démarches juridiquement différentes. La pré-plainte n’est possible que pour une atteinte aux biens (vol, escroquerie, dégradation) dont l’auteur est inconnu. Voici comment procéder :
- Vérifiez votre éligibilité : la pré-plainte concerne une atteinte aux biens dont vous ne connaissez pas l’auteur.
- Remplissez le formulaire en ligne sur le site gouvernemental en décrivant précisément les faits.
- Choisissez le commissariat ou la brigade de gendarmerie où vous finaliserez la démarche.
- Prenez rendez-vous, puis rendez-vous sur place pour signer votre plainte : c’est cette signature qui la rend valable.
Violences, escroqueries, cyber : les plaintes spécifiques
Certaines situations disposent de canaux dédiés, plus rapides et souvent moins intimidants. Pour une arnaque en ligne ou une escroquerie sur Internet, la plateforme THÉSÉE permet de porter plainte à distance ; en cas d’usage frauduleux de votre carte bancaire, le service Perceval enregistre votre signalement. Pour les violences conjugales, le 3919 (Violences Femmes Info) écoute et oriente, et le 116 006 accompagne toutes les victimes d’infraction. Ces réflexes sont d’autant plus utiles que les escroqueries se multiplient, comme on l’a vu avec les faux paiements décrits dans notre enquête sur le paiement Wero sur Le Bon Coin, arnaque ou solution sécurisée.
| Démarche | À quoi ça sert | Où |
|---|---|---|
| Plainte | Poursuivre l’auteur d’une infraction | Commissariat, gendarmerie ou en ligne (THÉSÉE) |
| Main courante | Faire dater un fait, sans poursuite | Sur place, au commissariat ou en gendarmerie |
| Pré-plainte en ligne | Préparer une plainte (atteinte aux biens, auteur inconnu) | Site officiel, signature ensuite sur place |
Faux « police » et « gendarmerie » : rester vigilant

Il fallait bien y venir : les escrocs adorent se faire passer pour la police ou la gendarmerie. L’uniforme, même au téléphone, impressionne et fait baisser la garde. À Alès comme partout, ces arnaques sont fréquentes, et elles jouent toujours sur les mêmes ressorts : la peur et l’urgence.
Faux conseillers, faux gendarmes : les arnaques du moment
Le scénario classique : un appel ou un mail « officiel » vous annonce une amende impayée, un mandat d’arrêt, ou une prétendue enquête pour un délit grave, et vous presse de « régulariser » en payant ou en communiquant vos informations. Autre variante en vogue, le faux conseiller bancaire qui affiche le vrai numéro de votre banque grâce à l’usurpation d’affichage (le « spoofing »). Ces messages surfent souvent sur des numéros de démarchage douteux, du même acabit que l’indicatif 0424 que nous avons décrypté. Retenez une chose : ni la police, ni la gendarmerie, ni le Trésor public ne vous réclameront un paiement par téléphone, par carte cadeau ou en cryptomonnaie.
⚠️ À savoir — les faux « police » et « gendarmerie »
Un vrai policier ou gendarme ne vous demandera jamais vos codes de carte bancaire, vos mots de passe ou un virement « pour vérification ». En cas de doute, raccrochez, ne cliquez sur aucun lien, et rappelez vous-même le service via ses coordonnées officielles. Un message qui vous met la pression pour agir « tout de suite » est le premier signe d’une arnaque.
Les bons réflexes et où se faire aider
Face à une tentative d’arnaque, quelques gestes simples changent tout. Ils valent aussi bien pour vous que pour les proches plus vulnérables, à qui on aura pris soin d’en parler :
- Ne jamais communiquer ses codes, mots de passe ou coordonnées bancaires par téléphone ou par mail.
- Transférer les SMS et appels frauduleux au 33700, la plateforme nationale de signalement des spams.
- Signaler l’escroquerie sur cybermalveillance.gouv.fr et, pour une fraude à la carte bancaire, via le service Perceval.
- En cas de préjudice, déposer plainte et contacter le 116 006 (aide aux victimes) ou Info Escroqueries au 0 805 805 817.
La vigilance n’est pas de la paranoïa : c’est simplement la version moderne du bon sens qu’on applique déjà en fermant sa porte à clé. Pour suivre ce qui bouge côté sécurité et vie locale, jetez aussi un œil à notre point sur l’actualité d’Alès en 2026, urbanisme et sécurité compris.
Envie de suivre la vie locale et de garder une longueur d’avance sur les arnaques ?
Lire notre actualité d’AlèsFAQ : commissariat, gendarmerie et police à Alès
Quel est le numéro du commissariat d’Alès ?
Pour une urgence, composez toujours le 17 (police secours) ou le 112 : ce sont les bons numéros, joignables 24h/24. Pour un contact non urgent (rendez-vous, renseignement), récupérez le numéro à jour du commissariat d’Alès sur la page sécurité du site officiel ales.fr. Évitez les numéros recopiés par des annuaires tiers, parfois périmés.
Où trouver l’adresse et les horaires du commissariat de police d’Alès ?
L’adresse, le téléphone et les horaires d’accueil du commissariat de police d’Alès sont publiés sur le site officiel de la ville (ales.fr, rubrique sécurité). C’est la source la plus fiable, car les coordonnées peuvent évoluer. Pour une urgence, l’accueil physique n’est de toute façon pas la voie : on appelle le 17.
Alès dépend-il de la police ou de la gendarmerie ?
La ville d’Alès est en zone police nationale : c’est le commissariat qui y intervient. Les communes qui l’entourent (Anduze, Saint-Jean-du-Gard, Salindres, La Grand-Combe, Saint-Christol-lès-Alès…) relèvent en général de la gendarmerie. Votre lieu de résidence détermine donc le service compétent, même si une plainte peut se déposer indifféremment dans l’un ou l’autre.
Peut-on déposer plainte en ligne quand on habite Alès ?
Oui, en partie. La pré-plainte en ligne permet de préparer une plainte pour une atteinte aux biens dont l’auteur est inconnu, avant de la signer au commissariat ou en gendarmerie. Pour une escroquerie sur Internet, la plateforme THÉSÉE permet même une plainte entièrement en ligne. Dans les autres cas, le passage sur place reste nécessaire.
Le « commissariat municipal » d’Alès, c’est quoi ?
Le terme n’existe pas officiellement : il désigne en réalité la police municipale d’Alès, un service de la mairie. Elle gère la tranquillité publique, le stationnement et les arrêtés du maire, mais ne reçoit pas les plaintes pénales. Pour une plainte, adressez-vous à la police nationale (à Alès) ou à la gendarmerie (dans les communes voisines).