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Stootie : aide en ligne et informations complètes

Romains alesofcourses

9 juillet 2026

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L’essentiel à retenir

Stootie, plateforme française de services à domicile fondée en 2011, a fermé définitivement en 2021 malgré son succès initial.

  • Modèle innovant : mise en relation entre particuliers et 110 000 prestataires pour plus de 400 catégories de services (bricolage, ménage, jardinage, déménagement)
  • Adoption massive : 1,3 million d’utilisateurs en 2018, tarifs 50 à 70% inférieurs aux artisans traditionnels, assurance MAIF jusqu’à 15 millions d’euros
  • Contradictions financières : 10 millions d’euros levés mais seulement 64 000 euros de chiffre d’affaires annuel, redressement judiciaire en octobre 2018
  • Rachat et fermeture : Cdiscount achète la plateforme pour 720 000 euros en novembre 2018, fermeture définitive décembre 2021
  • Alternatives actuelles : TaskRabbit (demande express), Wecasa (ménage régulier), AlloVoisins et Helpling complètent l’offre

Fondée en 2011 par Jean-Jacques Arnal, Stootie a marqué une époque dans l’univers des services à domicile en France. La plateforme mettait en relation particuliers et prestataires pour des centaines de missions du quotidien : bricolage, ménage, jardinage, déménagement… Un modèle séduisant, adopté par 1,3 million d’utilisateurs en mars 2018, mais qui n’a pas survécu à ses contradictions financières. Voici ce qu’il faut savoir sur Stootie, son histoire, son fonctionnement et ce qu’il en reste aujourd’hui.

Qu’était Stootie et comment fonctionnait cette plateforme d’aide en ligne ?

Le principe était d’une simplicité désarmante. L’utilisateur publiait une annonce décrivant son besoin, et recevait des propositions de prestataires géolocalisés en moins de 10 minutes. Il comparait ensuite les profils, les avis et les tarifs, puis choisissait librement l’intervenant. Le paiement passait entièrement par la plateforme de manière sécurisée, et ne déclenchait que lorsque la mission était réalisée.

La plateforme couvrait plus de 400 catégories de services : petite plomberie, électricité simple, montage de meubles, tonte de pelouse, repassage, cours particuliers, livraisons… Les demandes se répartissaient ainsi : travaux 20%, ménage 16%, déménagement 13%, bricolage 10%, plomberie 7%, électricité 4%. Des chiffres qui reflètent bien les besoins concrets du quotidien.

Le réseau comptait 110 000 prestataires, dont 90% de particuliers arrondissant leurs fins de mois et 10% de professionnels indépendants. Chaque profil était validé avant activation, avec compétences, zone d’intervention, tarif horaire et avis visibles. Les tarifs, fixés librement par chaque prestataire, pouvaient être 50 à 70% inférieurs à ceux des artisans traditionnels. À Marseille par exemple, le panier moyen constaté était de 115 euros.

La couverture géographique ciblait les grandes agglomérations : Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Lille, Nice, Montpellier, Strasbourg. L’Île-de-France restait la zone la plus dense. En dehors des métropoles, la couverture devenait inégale, voire inexistante dans les zones rurales, une réalité que ceux d’entre nous installés dans le sud profond connaissent bien.

Côté sécurité, chaque prestation bénéficiait d’une assurance MAIF en responsabilité civile couvrant jusqu’à 15 millions d’euros. En cas de litige, le paiement restait bloqué jusqu’à résolution du différend, et une garantie « satisfait ou refait » s’appliquait. La plateforme prélevait une commission d’environ 15% sur les transactions. Les inscriptions restaient gratuites pour les particuliers. Pour les services éligibles, certains prestataires déclarés permettaient de bénéficier du crédit d’impôt services à la personne de 50%, notamment pour le jardinage et le ménage.

Stootie a fermé ses portes : comprendre la fin d’une plateforme ambitieuse

L’histoire financière de Stootie ressemble à un roman à suspense. En 2012, première collecte de 400 000 euros avec des investisseurs comme Xavier Niel et Jean-David Blanc. Fin 2013, deuxième levée de 420 000 euros. Puis 1,2 million en avril 2015, 7,4 millions en septembre 2016 avec la MAIF et BPI France, pour finalement atteindre 9,25 millions d’euros en décembre 2016. Total levé : près de 10 millions d’euros.

Pourtant, le chiffre d’affaires annuel au moment du rachat n’était que de 64 000 euros. Un écart vertigineux. Stootie a été placée en redressement judiciaire le 18 octobre 2018, puis rachetée par Cdiscount via sa filiale Haltae pour 720 000 euros le 30 novembre 2018. Malgré 1,3 million d’utilisateurs et des milliers de demandes quotidiennes, le modèle économique ne trouvait pas son équilibre. La plateforme fermait définitivement le 15 décembre 2021.

Sur Trustpilot, la note était de 4 étoiles sur 2 971 avis. Les retours positifs soulignaient la rapidité. Les critiques, elles, portaient surtout sur l’absence de suivi après mise en relation et des recours flous en cas de litige. Comprendre pourquoi une startup bien financée s’est effondrée aide aussi à mieux évaluer les plateformes qui lui ont succédé. D’ailleurs, si vous souhaitez sécuriser vos démarches administratives autour d’un projet professionnel, consulter le guide Pappers pour accéder aux données légales gratuites des entreprises peut s’avérer utile avant de signer quoi que ce soit.

Stootie : aide en ligne et informations complètes

Les meilleures alternatives à Stootie pour trouver une aide à domicile

La disparition de Stootie n’a pas laissé un vide total. Plusieurs plateformes comblent ce manque, chacune avec ses spécificités.

PlateformePoint fortProfil idéal
TaskRabbitDemande express, intervention possible le jour mêmeServices ponctuels urgents
WecasaIntervenants déclarés, ménage régulierMénage et services récurrents
AlloVoisinsEntraide de proximitéPetits services locaux
HelplingMénage professionnelNettoyage régulier
AladomGarde d’enfants, aide aux personnesServices à la personne

TaskRabbit reste l’alternative la plus proche du modèle Stootie : profils notés, demande rapide, intervention quasi immédiate. Pour le ménage régulier avec intervenants déclarés, Wecasa s’impose comme référence. NeedHelp et Frizbiz complètent ce paysage pour des besoins plus spécifiques.

Certains de ces services ouvrent également droit au crédit d’impôt. Vérifiez toujours le statut déclaré du prestataire. Et si un prélèvement bancaire vous semble suspect après une inscription, sachez qu’il existe des ressources claires, comme cet article sur comprendre et arrêter un prélèvement SPB, pour reprendre le contrôle de vos finances.

Aujourd’hui, stootie.com s’est transformé en Stootie Media, un site éditorial dédié à la maison, au jardin et aux travaux domestiques. Aucune mise en relation n’y est possible. C’est une reconversion totale, qui offre conseils et guides pratiques sans intermédiaire humain. Pour ceux qui cherchent à s’installer, créer une activité ou trouver des prestataires fiables dans notre région, réussir son installation professionnelle à Alès peut ouvrir des pistes concrètes et locales.

Romains alesofcourses

Je m'appelle Romain, j’ai 34 ans et je suis passionné par tout ce qui fait vibrer les territoires : leurs gens, leur culture, leurs savoir-faire, leur quotidien.
Installé dans le sud de la France, j’ai eu envie de redonner vie au site Alesofcourses.fr pour en faire un blog local et engagé, au service d’une ville et d’une région qui méritent d’être mises en lumière.
À travers Alès of Courses, je partage ce qui m’anime : les bons plans du coin, les artisans inspirants, les projets locaux, le terroir, la nature, la culture, et la vie quotidienne en Occitanie.
C’est un espace ouvert, vivant et sincère, pensé pour celles et ceux qui aiment leur région ou souhaitent la découvrir autrement.
Si vous êtes du coin, de passage ou juste curieux : bienvenue !

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